mercredi 10 février 2016

Première séance montée de ce début d'année



Le frisé a repris le chemin de l’école du freestyle.

Non mais en vrai il avait l'air content.


La première séance fut folklo.

J’ai voulu nous remettre en selle sur le pattern le plus bête et méchant qui soit, à savoir celui du jeu du passager. J’avais juste omis que ma monture n’est pas bête, mais sacrément cabotine. Bref, tu l’a deviné, l'amerloc m’a vite fait comprendre que j’allais devoir user de beaucoup plus de psychologie et qu’on ne l’a lui faisait pas à lui: « Ok. J’vois que tu veux jouer à la meuf qui reprend les cours du Cp alors qu’on était arrivée à un niveau sixième après les grandes vacances, j’vais te montrer que je la maitrise parfaitement ta merde et que tu peux clairement enclencher la seconde ». Me voilà bien.


Du coup le lendemain je n’y suis pas allée. Fallait que je trouve un plan B et je t’avouerai que ne savais clairement plus par où commencer, ou plutôt par où le prendre ce bourricot.

Le texto de la gérante de la pension m’a quand même fait bien déculpabiliser d’avoir abandonné la bataille si vite et avec autant de lâcheté, qui plus est en plein début de semaine :

- t’as bien fait de pas venir, il s’était roulé.

J’ai pas osé lui répondre que je m’en doutais, elle aurait pu croire qu'après PNH je m'étais mise à pratiquer la communication intuitive. Ca aurait fait beaucoup d'un coup je pense.


Aujourd’hui j’étais de tout manière contrainte me lever tôt et maman Cospé étant en arrêt, impossible pour moi de rester à la maison au risque de provoquer un meurtre.

À 8h30 j’avais mon cul dans ma batmobile.
À 8h45 les pieds dans la boue avec un poney qui arrive au grand trot pour se foutre de ma gueule d’handicapée incapable de se gérer sur sol humide d’un peu plus près.
À 9h mes miches étaient sur le dos du précédent destrier légèrement décrasouillé pour l’occasion, avec toujours aucune idée de stratégie en tête.


J’ai quand même osé retenter le jeu du passager. C’était suicidaire, je ne te le fais pas dire. Mais je suis quand même parvenue à mettre un terme à ma connerie avant d’aller au tas (oui parce qu’au vue de la tronche que l’animal a tiré quand je l’ai lancé sur le programme, je pense qu’il aurait fallu très peu de temps pour qu’il prenne à un moment, volontairement, un virage un peu plus serré qu’à l’accoutumée et que mon assiette légendaire ne résiste -toujours- pas aux lois de la gravité).



Le champ dans lequel on taffe est immense. Mais genre, vraiment immense et vide.



Taille de ma carrière en herbe... Une allégorie. 
(si ce n'est qu'on me cheval n'est pas gris, que mon carrot stick ne dispose pas encore de l'application "lanterne", que je ne monte pas avec mes draps de lit, et que je croise plus souvent des chevreuils et des corbeaux que des nasguls et des mecquisontroploinsurcegifpourquejelesidentifie)



J’ai quand même fini par avoir un élan d’inspiration, et on s’est lancé sur un follow the rail typique. C’était comique.


L’espace est grand, donc c’est génial parce que ton cheval est quand même pas blasé de suivre la lice de ta carrière (ici au moins tu peux griller la priorité à une biche, ou pire, à un sanglier, à tout moment), en revanche faut pas être pressée pour que jojo la belle fleur se mette enfin en accord avec la cadence que tu as prédéfinie (« Bah non là kumo tu vas trop vite - Ok », « Bah non là kumo tu vas trop lentement - Ok » ), se prenne en charge (« comment ça je dois maintenir l’allure et la direction? »), ne te devance pas par son intelligence sournoise et tout bonnement bien trop rapide pour toi ( « oué non mais toute à l’heure quand je me suis arrêté, lorsque tu as demandé une transition descendante, tu m’as félicité en me laissant brouter trois touffes d’herbe, donc il me parait logique de te proposer des arrêts instantanés toutes les quatre foulées, non? Ou alors c‘était pour récompenser le fait que j’avais une attitude basse? Attends, regarde je vais me remettre en extension paroxyste tout du long. Là c’est bien comme ça? je peux brouter? »).


Sur la fin y a eu de chouettes sensations.

1 commentaire:

  1. Nan mais quand je vois ce que t'écris, ça me donne envie de me vautrer dans du Parelli. Mais j'y connais quedal.

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