mardi 25 août 2015

Les joies de l'incompétence consciente




""Contraindre" ou laisser libre? Question inside" demandait Angélique, une copine virtuelle, partenaire du beau Machado, dont je suis le travail depuis un moment.

Mon parcours et ses innombrables revirements de situation mentent pour moi.. Cette question, vous imaginez bien que je me la suis longtemps et régulièrement posée. Je pensais que c'était par pure correspondance avec mon orientation éthique du moment, mais en fait c'est bien plus complexe que ça..

Yep baby. 


En fait en prenant du recul, j'ai surtout pris conscience que tout était question de contexte: quand j'avais l'opportunité d'aller très régulièrement au cheval, de passer du temps avec mon poney, l'approche PNH a répondu à toutes mes attentes; alors que lorsque la fac et ma prépa sont devenues très prenantes et m'ont permis de me pencher sur des domaines que je ne connaissais encore que très peu (les lois de l'apprentissage, notre rapport à la nourriture, le monde vegan, etc..), que j'avais donc moins le temps pour venir au cheval, mais que j'avais en revanche l'opportunité de reprendre l'éducation de mon chien et bien j'ai trouvé dans le clicker training un moyen de passer du bon temps avec mes animaux, de trouver des similitudes avec ce que j'avais lu, vu et entendu et donc avec mon cheminement éthique.

Et je pense que ce qui m'a permis de revenir à l'une ou m'autre des approches sans jamais entacher ma relation avec Kumo, c'était justement la cohérence que j'avais avec moi même à ce moment là. J'étais on ne peut plus persuadée par ce que je faisais et donc Kumo n'en a jamais pâtit.

En revanche, quand j'avais du mal à le lire, que je me posais trop de questions sur l'approche que j'utilisais, ou encore que je n'en usais à mauvais escient, là ça nous perdait. Ex: en PNH, quand je ne l'abordais pas correctement et bien ce que je percevais comme une non motivation de mon poney dans le regard de mon poney, n'était en fait qu'une simple incompréhension et un manque de confiance de sa part, parce que ce que je lui proposais n'étais pas adaptée. Mais donc ça n'était pas l'approche qui ne fonctionnait pas, ou qui péchait, mais l'utilisation que j'en faisais.


Finalement, tout ça ça se rapproche fortement de toutes les grandes questions éthique que l'on peut avoir: "mors ou sens mors", "pieds nus, ou non..".. L'équilibre et la vérité ils se trouvent dans ce que l'on en fait.

C'est ainsi que j'ai enfin fini par comprendre ce qu'impliquait réellement le terme et le statut de leader. Que chaque jour, notre cheval remettait ce statut en jeu, et que chaque jour nous nous devions, non pas de le gagner, de l'obtenir, ou de le voler, mais bien de le mériter.

Aussi, à toutes les personnes qui ont le sentiment de ne pas voir le bout avec leurs chevaux, de se noyer sous les questionnements éthiques, ou autre, j'ai envie de leur dire que s'ils ont envie, aujourd'hui, de créer un partenariat avec leur animal et peut être même d'avoir des objectifs sportifs ou techniques bien précis, eh bien qu'ils foncent!
Parce que se lancer, choisir d'avoir une progression, des rêves, des buts, ça n'est pas synonyme de d'égoïsme et de non écoute des besoins et désirs de l'autre, bien au contraire!

Kumo n'a jamais eu une aussi belle attitude qu'aujourd'hui et ne s'est jamais montré aussi volontaire sur une période aussi longue que maintenant, depuis que j'ai une vraie progression à suivre mais que je n'en oublie jamais le principal, à savoir: toujours faire passer la relation en premier, que les bases doivent précéder l’entraînement spécialisé, de perpétuellement rechercher à grandir et à s’améliorer sur le plan personnel et que la réussite n'évolue jamais sur une pente ascendante super lisse.


Alors très souvent on se dit: "Oui, mais c'est dur!". Et effectivement ça n'est évident! Bien sûr que c'est compliqué, mais ça n'est pas insurmontable. 

Disons que ça demande un investissement conséquent (intellectuel, financier et temporel aussi!). Mais c'est faux de croire que ça n'est pas à la portée de chacun, et que les rêves que nous avons sont réservés à une élite, à des gens qui auraient un don ou quelqu'autre talent que ce soit. 

Après je pense qu'en reconsidérant notre situation (quel argent j'ai à investir, quel temps je peux m'octroyer, ect..) on est aussi capable de prendre nos disposition et de revoir peut être nos objectifs à la baisse. Ça évite la frustration, et le renoncement. 

Je vais encore évoquer ma propre expérience (à ce titre, j'espère  ne pas paraitre trop présomptueuse lorsque je m'aventure dans l'illustration de mes propos à travers mon propre vécu..), mais je suis du genre à ne pas être d'une très grande rigueur, ni d'une énorme confiance en moi. Je m'engage peu et je remets beaucoup (trop!) les choses en question. Je perçois l'échec comme la pire des éventualités (c'est en partie du à mon éducation), alors autant vous dire quand me prenant un mur avec mon poney il y a quelques temps de ça, en le voyant commencer à me rejeter et presque "dépérir" dès que nous passions du temps ensemble, ça m'a fait renverser la balance à l'extrême, puisque je suis passée de PNH au clicker training, ect... Alors que la seule véritable façon d’échouer, c’est de renoncer. Henry Ford disait : "L’échec n’est que la possibilité de recommencer de façon plus intelligente." 

Tery Sprague, instructrice 3* PNH, à qui j'ai emprunté le titre, surrencherit en ajoutant:  "Heureusement, nous avons à notre portée beaucoup d’aide (petite note personnelle: ce qui m'a personnellement poussée à reprendre Parelli, c'est en partie ce facteur. Je savais que j'aurais des réponses! Autant faut-il encore les accepter, ce que je n'ai pas toujours su faire..) : les DVD, les articles du Savvy Magazine, les professionnels Parelli, le programme des Levels, le site, les autres propriétaires qui pratiquent l’approche Parelli, les stages,… Une fois qu’on a acquis plus de connaissances, c’est plus facile de changer son attitude et de vouloir s’y mettre et apprendre."  

Nous nous devons donc de recommencer de façon plus intelligente, et d’apprécier chaque instant de cette aventure en voyant les difficultés comme le début d’une nouvelle étape de notre apprentissage. Et la bonne nouvelle, c’est qu’à force de persévérance, cette connaissance est à nous pour toujours et que nous ne faisons ensuite plus les mêmes erreurs et possédons dans notre boite outil un tournevis permettant d'ouvrir n'importe quelle porte dont l'accès donne sur un nouveau chemin de progression et de connaissances!  

So...




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