lundi 24 août 2015

Le leadership

Il y a quelque temps, je trouvais bien ridicule que les différentes méthodes d'éducation "éthologique" reviennent ans cesse sur le fait de toujours garder en tête que le cheval reste une proie ; et pourtant il ne faut jamais l'oublier. 





(Note: toujours commencer par le bout du nez, c'est ce qu'il y a de meilleur chez les poneys frisés)



Aujourd'hui nous avons trop tendance à tomber dans un "anthropomorphisme déguisé" nous éloignant de ce que recherchent pourtant nos chevaux auprès de nous. Les équidés, comme lorsqu'ils sont avec leur congénères attendent plusieurs choses des humains : de la sécurité, du confort et parfois du jeu. Aussi, le fait qu'un cheval en présence de son cavalier puisse à tout moment prendre contrôle de la situation c'est oublié l'élément principal que devrait normalement lui apporter son humain : la confiance. Il faut alors un cadre dans lequel se trouve forcément un leader; rôle que toute personne en présence de chevaux se doit d’endosser. Toutefois, la confusion est aujourd’hui courante entre les termes "leader" et "dominant". Les différences sont pourtant nombreuses :


"Le Dominant utilise JE. Le Leader utilise NOUSLe Dominant créer la PEUR. Le Leader inspire la CONFIANCELe Dominant SAIT comment. Le Leader MONTRE comment.Le Dominant DONNE des ordres. Le Leader MONTRE comment obéir.Le Dominant se fie à son AUTORITE pour que les choses se fassent. Le Leader se fie à la COOPERATION pour que les choses se fassent.Le Dominant provoque du RESSENTIMENT. Le Leader provoque l'ENTHOUSIASME et la MOTIVATION."

Dit Lisa Leitch dans un de ses bouquins. 





Aussi, une nouvelle question survient : pourquoi si nous, humains, devons tenter au maximum d'être l'ambassadeur du "oui" pour nos chevaux, eux devraient-ils faire le contraire? 
Le fait de toujours laisser le loisir à son cheval d’exprimer son désaccord peut engendrer des accidents et surtout, bien avant, une incohérence de la part de l'animal vis-à-vis de son cavalier qui, peu à peu, perd, ou pire, ne prend pas, sa place de leader.



Le cheval dominant, de type cerveau gauche, se décidera alors probablement, à prendre les choses en main et à sa manière, alors que le cheval au profil cerveau droit préfèrera souvent la fuite. Dans les deux cas la violence ou/et l’inquiétude seront au rendez vous, chez le cavalier comme chez le cheval. 



Il ne faut en effet pas croire qu’un cheval sans règle préalablement posées et expliquée est un cheval libre et heureux! Ceci est même rationnellement impossible puisque l'animal est alors totalement dominé par son stress et ne peut donc s’épanouir pleinement dans sa vie de proie. Il en serait de même dans un troupeau sans dominant, sans leader, où règne le chaos. 



Ainsi, l’amour en équitation ne suffit pas. Nous nous devons donc de communiquer et agir en leader afin de garantir la sécurité et le plaisir de chacun. Car comment peut-on jouer à un jeu dont on ne connaît pas les règles ?


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