mardi 25 août 2015

Figure eight - Online



Niveau: facile

Quels jeux dois-je maîtriser en particulier?

Le jeu de l'amitié, le jeu du porc épic, le jeu du driving game. 

Déroulement:
  1. cheval face à soi
  2. faire reculer le cheval jusqu'à ce qu'il soit derrière la ligne imaginaire reliant les plots
  3. le stick est du côté opposé vers lequel je veux envoyer mon cheval - dans notre exemple il est à gauche
  4. j'envoie donc mon cheval à droite en axant mon focus ni devant le plot, ni sur le plot, mais derrière le plot
  5. lorsque le cheval commence à partir, je laisse glisser ma longe
  6. une fois que le cheval et au ¾ du plot, je recule très légèrement et je l'attire vers moi en me servant de la longe (jeu du porc épic).
  7. une fois que le cheval est face à moi sans être trop près, ni trop loin du plot qu'il vient de passer, de change mes outils de main et je l'envoie de l'autre côté. Je peux même avancer vers lui (jeu de la conduite).
  8. mon stick peut venir soutenir (en mouvement vers la drive line *) mon cheval, s'il revient vers l'intérieur
  9. si je veux arrêter l'exercice je le fais en X en désengageant

Problems solving: 

- le cheval continue son cercle en ayant passer le premier plot – accentuer l'effet sur la longe, toujours en essayant de rester assez fixe avec mes pieds

le cheval qui ne veut pas partir quand on l'envoie - si on lève le stick mais que le cheval recule, continuer en attendant la bonne réponse, sans monter plus en phase, rester polie.

Selon la horsenality:

- avec un cheval introverti qui s'arrête  

  • s'il est droit = mettre de l'énergie en zone 5 *
  • s'il est face à moi = ré-envoyer
avec un cheval extraverti qui augmente l'allure  -  adapter son attitude = être rapide dans nos demandes mais toujours très calmes. 
Ex : le cheval continue son cerce au trot après le plot, agir rapidement sur la longe pour faire revenir le cheval

Quadrant synthétique sur les horsenalities

Traduction personnelle, donc non officielle.

Ajout personnel: Le coup des "extrovert" = "se disputer avec vous", est à prendre avec des pincettes. C'est plus spécifique aux cerveaux gauches hein. Un RBE s'il vous fait sortir de vos gonds c'est parce qu'il est vraiment pété de trouille.
 




Un court guide pour résoudre les problèmes

Traduction personnelle, donc non officielle.




Crédit: http://parelliconnect.com

Les joies de l'incompétence consciente




""Contraindre" ou laisser libre? Question inside" demandait Angélique, une copine virtuelle, partenaire du beau Machado, dont je suis le travail depuis un moment.

Mon parcours et ses innombrables revirements de situation mentent pour moi.. Cette question, vous imaginez bien que je me la suis longtemps et régulièrement posée. Je pensais que c'était par pure correspondance avec mon orientation éthique du moment, mais en fait c'est bien plus complexe que ça..

Yep baby. 


En fait en prenant du recul, j'ai surtout pris conscience que tout était question de contexte: quand j'avais l'opportunité d'aller très régulièrement au cheval, de passer du temps avec mon poney, l'approche PNH a répondu à toutes mes attentes; alors que lorsque la fac et ma prépa sont devenues très prenantes et m'ont permis de me pencher sur des domaines que je ne connaissais encore que très peu (les lois de l'apprentissage, notre rapport à la nourriture, le monde vegan, etc..), que j'avais donc moins le temps pour venir au cheval, mais que j'avais en revanche l'opportunité de reprendre l'éducation de mon chien et bien j'ai trouvé dans le clicker training un moyen de passer du bon temps avec mes animaux, de trouver des similitudes avec ce que j'avais lu, vu et entendu et donc avec mon cheminement éthique.

Et je pense que ce qui m'a permis de revenir à l'une ou m'autre des approches sans jamais entacher ma relation avec Kumo, c'était justement la cohérence que j'avais avec moi même à ce moment là. J'étais on ne peut plus persuadée par ce que je faisais et donc Kumo n'en a jamais pâtit.

En revanche, quand j'avais du mal à le lire, que je me posais trop de questions sur l'approche que j'utilisais, ou encore que je n'en usais à mauvais escient, là ça nous perdait. Ex: en PNH, quand je ne l'abordais pas correctement et bien ce que je percevais comme une non motivation de mon poney dans le regard de mon poney, n'était en fait qu'une simple incompréhension et un manque de confiance de sa part, parce que ce que je lui proposais n'étais pas adaptée. Mais donc ça n'était pas l'approche qui ne fonctionnait pas, ou qui péchait, mais l'utilisation que j'en faisais.


Finalement, tout ça ça se rapproche fortement de toutes les grandes questions éthique que l'on peut avoir: "mors ou sens mors", "pieds nus, ou non..".. L'équilibre et la vérité ils se trouvent dans ce que l'on en fait.

C'est ainsi que j'ai enfin fini par comprendre ce qu'impliquait réellement le terme et le statut de leader. Que chaque jour, notre cheval remettait ce statut en jeu, et que chaque jour nous nous devions, non pas de le gagner, de l'obtenir, ou de le voler, mais bien de le mériter.

Aussi, à toutes les personnes qui ont le sentiment de ne pas voir le bout avec leurs chevaux, de se noyer sous les questionnements éthiques, ou autre, j'ai envie de leur dire que s'ils ont envie, aujourd'hui, de créer un partenariat avec leur animal et peut être même d'avoir des objectifs sportifs ou techniques bien précis, eh bien qu'ils foncent!
Parce que se lancer, choisir d'avoir une progression, des rêves, des buts, ça n'est pas synonyme de d'égoïsme et de non écoute des besoins et désirs de l'autre, bien au contraire!

Kumo n'a jamais eu une aussi belle attitude qu'aujourd'hui et ne s'est jamais montré aussi volontaire sur une période aussi longue que maintenant, depuis que j'ai une vraie progression à suivre mais que je n'en oublie jamais le principal, à savoir: toujours faire passer la relation en premier, que les bases doivent précéder l’entraînement spécialisé, de perpétuellement rechercher à grandir et à s’améliorer sur le plan personnel et que la réussite n'évolue jamais sur une pente ascendante super lisse.


Alors très souvent on se dit: "Oui, mais c'est dur!". Et effectivement ça n'est évident! Bien sûr que c'est compliqué, mais ça n'est pas insurmontable. 

Disons que ça demande un investissement conséquent (intellectuel, financier et temporel aussi!). Mais c'est faux de croire que ça n'est pas à la portée de chacun, et que les rêves que nous avons sont réservés à une élite, à des gens qui auraient un don ou quelqu'autre talent que ce soit. 

Après je pense qu'en reconsidérant notre situation (quel argent j'ai à investir, quel temps je peux m'octroyer, ect..) on est aussi capable de prendre nos disposition et de revoir peut être nos objectifs à la baisse. Ça évite la frustration, et le renoncement. 

Je vais encore évoquer ma propre expérience (à ce titre, j'espère  ne pas paraitre trop présomptueuse lorsque je m'aventure dans l'illustration de mes propos à travers mon propre vécu..), mais je suis du genre à ne pas être d'une très grande rigueur, ni d'une énorme confiance en moi. Je m'engage peu et je remets beaucoup (trop!) les choses en question. Je perçois l'échec comme la pire des éventualités (c'est en partie du à mon éducation), alors autant vous dire quand me prenant un mur avec mon poney il y a quelques temps de ça, en le voyant commencer à me rejeter et presque "dépérir" dès que nous passions du temps ensemble, ça m'a fait renverser la balance à l'extrême, puisque je suis passée de PNH au clicker training, ect... Alors que la seule véritable façon d’échouer, c’est de renoncer. Henry Ford disait : "L’échec n’est que la possibilité de recommencer de façon plus intelligente." 

Tery Sprague, instructrice 3* PNH, à qui j'ai emprunté le titre, surrencherit en ajoutant:  "Heureusement, nous avons à notre portée beaucoup d’aide (petite note personnelle: ce qui m'a personnellement poussée à reprendre Parelli, c'est en partie ce facteur. Je savais que j'aurais des réponses! Autant faut-il encore les accepter, ce que je n'ai pas toujours su faire..) : les DVD, les articles du Savvy Magazine, les professionnels Parelli, le programme des Levels, le site, les autres propriétaires qui pratiquent l’approche Parelli, les stages,… Une fois qu’on a acquis plus de connaissances, c’est plus facile de changer son attitude et de vouloir s’y mettre et apprendre."  

Nous nous devons donc de recommencer de façon plus intelligente, et d’apprécier chaque instant de cette aventure en voyant les difficultés comme le début d’une nouvelle étape de notre apprentissage. Et la bonne nouvelle, c’est qu’à force de persévérance, cette connaissance est à nous pour toujours et que nous ne faisons ensuite plus les mêmes erreurs et possédons dans notre boite outil un tournevis permettant d'ouvrir n'importe quelle porte dont l'accès donne sur un nouveau chemin de progression et de connaissances!  

So...




lundi 24 août 2015

Qu'est-ce que le rassembler?

J'vous raconte pas dans quoi je m'embarque en posant cette problématique..
Mais que voulez-vous, la masturbation intellectuelle fait partie intégrante de ma personnalité (j'aime enculer les mouches, et que mes méninges se lancent dans une partouze sans fin


(Bisou sur tes p'tites fesses Johnny <3)



Laissons le sexe neuronale de côté (même si je sais que vous kiffez grave quand on parle de toute ça) pour revenir à nos moutons poneys.



Qui n'a jamais entendu "Voilà et maintenant rassemble-le" ou encore "il n'est toujours pas rassemblé là ton cheval", où "il se rassemble bien ton bourrin". A première vue, il semblerait donc que ce dit Rassembler soit une attitude que l'on peut demander et même constater. Toutefois, avant de savoir comment l'obtenir et la visualiser, allons poser la question à un grand spécialiste du dressage, j'ai nommé Michel Henriquet, aka White Mini Moustach', afin d'en connaître la définition:


"La meilleure image que l'on puisse donner du rassembler est celle du fauve qui bondit sur sa proie : il est parcouru par une vibration qui gagne toutes les parties de son corps préalablement disposées pour pouvoir instantanément se développer dans une action foudroyante.
En équitation sportive, le cheval se rassemble devant l'obstacle, pour s'enlever ensuite par la détente de tous ses ressorts musculaires parfaitement disposés et à la condition que son cavalier épouse au moins son équilibre. Il s'agit là du rassembler naturel et spontané.
En haute équitation, on peut le définir comme un état d'équilibre supérieur obtenu par la gymnastique et les assouplissements qui constituent les exercices d'écoles. C'est l'objectif, l'idéal de tout écuyer, c'est celui que nous allons méthodiquement poursuivre au fil de cet ouvrage. 
Le rassembler est réalisé par la flexion des hanches et des jarrets portés en avant et engagés, qui provoquent l'allègement et le relèvement du devant, et servent de ressorts à la masse, à tout instant et dans n'importe quelle direction. Le rassembler correct permet la répartition à volonté du poids et des forces entre l'avant et l'arrière-main. Le raccourcissement du poser des membres et leur rapprochement du centre de gravité assurent le maximum de mobilité en tous sens, rendent possibles les changements harmonieux et rapides d'allures, d'airs, de vitesse, et provoquent le relèvement brillant des gestes. 






Image tirée du site personnel des Henriquet et illustrant leur propre article sur le sujet.



(mon passage préféré ci dessous)
 Les idées fausses concernant le rassembler sont suscitées par des attitudes forcés obtenues par des compressions qui provoquent l'engagement abusif des hanches et empêchent le déploiement des jarrets, entraînant par la suite creusement du dos et refus d'engagement. 
Cet accident ne se produit jamais quand le rassembler découle de l'exécution progressive et sans force, des assouplissements par mobilisation infléchie et latérale : cercles, voltes, serpentines, huit dé chiffres, épaule en-dedans, appuyers, etc. Ils permettent au cheval de retrouver, sous le cavalier, son niveau optimal d'équilibre naturel; il engage ses forcés par une poussée permanente et dosée d'arrière en avant.
Le Maître Oliveira m'a dit un jour : « Lorsque je monte un poulain pour la première fois, j'ai déjà le rassembler dans la tète». Cela ne signifie pas qu'il le recherchait dès le débourrage, bien évidemment, mais qu'il le préparait dès les premières leçons. Il ne s'agit pas de forcer, mais de favoriser par des touches délicates, la mise en équilibre du jeune cheval qui débouchera, des années plus tard, sur le rassembler. 
Le ramener qui tend à la placer la tète du cheval le plus près possible de la verticale, n'est qu'un élément du rassembler ; il ne peut être envisagé en dehors du rassembler. Ce faux principe fait actuellement des ravages, la plupart des chevaux d'école se présentant au ramener sans être rassemblés. Cela résulte de la triste généralisation des rênes coulissantes (dites « allemandes ») complétée par le cisaillement à tours de bras de la bouche par le mors de filet."






Cimer Michou!  :biz:

Bon... Réflechissons. Est-ce que l'on a déjà vu un cheval "[être] parcouru par une vibration qui gagne toutes les parties de son corps préalablement disposées pour pouvoir instantanément se développer dans une action foudroyante" sans cavalier sur le dos...?:scratch:








:vi: YES we can!

 Et alors on tombe sur Pradier, qui nous balance : "L'attitude du rassembler elle même, anime le cheval qui l'adopte":boble:  ...
C'est qu'il a raison notre docteur! Si si petit lecteur, pour preuve regarde : prenons les paris et dis moi qui est capable de nous trouver une vidéo d'un cheval rassembler alors qu'il ne respecte pas son cavalier, ou alors qui n'est pas dans l'impulsion, ou bien encore qu'il se trouve dans une situation de stresse où le cavalier n'a plus aucun contrôle sur son cheval?  
Mais donc ça voudrait dire qu'au delà de l'aspect purement biomécanique ("Le rassembler est réalisé par la flexion des hanches et des jarrets portés en avant et engagés, qui provoquent l'allègement et le relèvement du devant, et servent de ressorts à la masse, à tout instant et dans n'importe quelle direction."), le rassembler englobe aussi le mental du cheval :scratch: .   

Soyons logiques (pas d'excuse pour les blondes!):
Afin de découvrir les autres composantes du rassembler qui s'inscriraient dans sa partie psychique, décomposons schématiquement et classons par ordre d'importance ce que tout cheval, avec un grand C, recherche instinctivement : 
  1. la sécurité
  2. le confort
  3. le plaisir


La sécurité:



Le cheval étant une proie, être en sécurité lui est vital. La confiance de cet animal de nature craintive (et ce d'autant plus lorsque celui qui l'aborde peut être considéré comme un prédateur) s'acquiert via le leadership. L'homme se doit, par conséquent de prendre le rôle du leader. Celui-ci implique quatre responsabilités: 


  1. ne pas agir en prédateur
  2. penser comme cheval
  3. utiliser le pouvoir naturel du focus
  4. avoir une assiette indépendante
Si ces quatre responsabilités sont tenues par le cavalier, le cheval lui accordera naturellement son respect, car l'animal dispose toujours de trois possibilités lorsqu'il se retrouve face à un homme qui lui demande quelque chose:
  1. fuir de six façons possibles (en avant, en arrière, à droite à gauche, en haut, en bas -Yannick est dans la place! "Ces soirées là, han, han"...:pan:-)
  2. manquer de respect de six façons
  3. céder de six façons 
Et là dans vos têtes vous vous rappelez du premier critère de notre pari: "dites moi qui est capable de me trouver une vidéo d'un cheval rassembler alors qu'il ne respecte pas son cavalier"... Si le cheval respecte l'homme, et que ce dernier se présente comme un leader à l'équidé, il vient alors d’acquérir le rassemblé mental. 







- Le confort 



Le confort est un état qui découle logiquement du contexte sécurisant dans lequel se trouve le cheval. Son synonyme pourrait être "l'équilibre". Cet équilibre d'un point de vue psychique, c'est l'impulsion (et là les dresseurs ont juste envie de me :tir: et sont persuadés que je yoyotte grave de la touffe, mais attendez la suite de mon propos pour me tuer)

L'impulsion est probablement l'un des concepts les plus galvaudés dans le monde équestre puisqu'il est, lui aussi, perçu comme une attitude, une action du cheval, alors qu'il s'agit avant tout d'un état.
En effet, beaucoup de cavaliers ont appris dans les manuels de la FFE que le cheval c'est trop génial l'impulsion s'obtient à partir du moment où leur monture se porte en avant. En réalité, l'impulsion est une énergie, certes motrice, mais générée par la tête du cheval et non ses postérieurs (ces derniers n'arrivent qu'au second plan). 
Toutefois, un cheval qui n'est pas dans l'impulsion semble agir en inversant ce système : les postérieurs passent avant le cerveau. Ces chevaux sont donc troublés sur le plan émotionnel : le cheval se propulse en avant grâce à son arrière main mais agit dans une pulsion de fuite (et là, normalement, une ampoule clignote au dessus de votre tête!); en clair il répond avec l'option n°1 que nous évoquions précédemment : "fuir de six façons possibles". D’autres en revanche n'utiliseront que très peu leur postérieurs (vous savez le poney flambi, gros mou du genou, qui fume son foin, eh bien voilà c'est lui !) et ont donc opté pour l'option n°2 : "manquer de respect de six façons".  
La vraie impulsion se situe donc à mi-chemin entre ces deux extrêmes: "Go = Ooh" et "Ooh = Go", comme dirait Big Moustach, et se base donc sur les émotions. 
Bienvenue chez la rassemblé émotionnel. Nous pouvons désormais  rayer le : "et dites moi qui est capable de me trouver une vidéo d'un cheval rassembler alors (...), qu'il n'est pas dans l'impulsion"



  

Le plaisir


Comment un cheval peut-il être rassemblé s'"il se trouve dans une situation stressante, où le cavalier n'a aucun contrôle sur lui" pour le rassurer? 

Il paraît en effet logique que la flexibilité physique d'un cheval résulte de sa flexibilité mentale. Pourquoi j'évoque ici la flexibilité, parce qu'un cheval qui n'en présente pas ne peut éprouver du plaisir. L'exemple type d'un cheval qui manque de flexibilité est celui qui rechigne à se diriger vers la carrière mais en revanche trottine sur le chemin du retour, ou encore qui se montre calme à la maison, mais ingérable en concours. 
Ainsi, si le cavalier possède lui même de la flexibilité (si j'en vois un me faire le grand écart et clamer : "c'est bon j'suis assez flexible?", je le :massue: ) et a su acquérir le rassembler mental et émotionnel, le rassemblé physique (qu'est celui dont parle Michel Henriquet) en découlera forcément puisqu'il est déjà contenu dans le processus de communication que vous avez engagé,  au préalable, avec votre cheval








Le rassembler se décompose donc en trois parties :


  1. le rassemblé mental
  2. le rassemblé émotionnel
  3. le rassemblé physique 
La dernière composante, si elle est juste, est indissociable des deux premières, alors que ces dernières peuvent être séparées de la troisième mais vont toujours de pair (ça fait très mathématique mon histoire).



 Ce que se bornent donc à nous présenter les dresseurs n'est qu'une partie émergée de l'iceberg et sa dernière composante! Si l'amalgame est autant généralisé c'est en partie parce que nous n'agissons en "leader". En effet, au lieu de "penser comme un cheval" nous l'approchons en faisant usage d'un raisonnement direct (contrairement aux équidés qui disposent d'un raisonnement latéral). Nous ne voyons que l’aspect physique de la chose et considérons alors le rassembler, l'impulsion, la légèreté, l'équilibre et bien d'autres encore, comme des attitudes, au lieu de les appréhender comme des états qui impliquent forcément le psychisme du cheval avant son métatarse (os du jarret) ou sa troisième phalange


 Nous pouvons donc que conclure que ces chevaux ne sont pas rassemblés:
















Contrairement à ces derniers: 









Le leadership

Il y a quelque temps, je trouvais bien ridicule que les différentes méthodes d'éducation "éthologique" reviennent ans cesse sur le fait de toujours garder en tête que le cheval reste une proie ; et pourtant il ne faut jamais l'oublier. 





(Note: toujours commencer par le bout du nez, c'est ce qu'il y a de meilleur chez les poneys frisés)



Aujourd'hui nous avons trop tendance à tomber dans un "anthropomorphisme déguisé" nous éloignant de ce que recherchent pourtant nos chevaux auprès de nous. Les équidés, comme lorsqu'ils sont avec leur congénères attendent plusieurs choses des humains : de la sécurité, du confort et parfois du jeu. Aussi, le fait qu'un cheval en présence de son cavalier puisse à tout moment prendre contrôle de la situation c'est oublié l'élément principal que devrait normalement lui apporter son humain : la confiance. Il faut alors un cadre dans lequel se trouve forcément un leader; rôle que toute personne en présence de chevaux se doit d’endosser. Toutefois, la confusion est aujourd’hui courante entre les termes "leader" et "dominant". Les différences sont pourtant nombreuses :


"Le Dominant utilise JE. Le Leader utilise NOUSLe Dominant créer la PEUR. Le Leader inspire la CONFIANCELe Dominant SAIT comment. Le Leader MONTRE comment.Le Dominant DONNE des ordres. Le Leader MONTRE comment obéir.Le Dominant se fie à son AUTORITE pour que les choses se fassent. Le Leader se fie à la COOPERATION pour que les choses se fassent.Le Dominant provoque du RESSENTIMENT. Le Leader provoque l'ENTHOUSIASME et la MOTIVATION."

Dit Lisa Leitch dans un de ses bouquins. 





Aussi, une nouvelle question survient : pourquoi si nous, humains, devons tenter au maximum d'être l'ambassadeur du "oui" pour nos chevaux, eux devraient-ils faire le contraire? 
Le fait de toujours laisser le loisir à son cheval d’exprimer son désaccord peut engendrer des accidents et surtout, bien avant, une incohérence de la part de l'animal vis-à-vis de son cavalier qui, peu à peu, perd, ou pire, ne prend pas, sa place de leader.



Le cheval dominant, de type cerveau gauche, se décidera alors probablement, à prendre les choses en main et à sa manière, alors que le cheval au profil cerveau droit préfèrera souvent la fuite. Dans les deux cas la violence ou/et l’inquiétude seront au rendez vous, chez le cavalier comme chez le cheval. 



Il ne faut en effet pas croire qu’un cheval sans règle préalablement posées et expliquée est un cheval libre et heureux! Ceci est même rationnellement impossible puisque l'animal est alors totalement dominé par son stress et ne peut donc s’épanouir pleinement dans sa vie de proie. Il en serait de même dans un troupeau sans dominant, sans leader, où règne le chaos. 



Ainsi, l’amour en équitation ne suffit pas. Nous nous devons donc de communiquer et agir en leader afin de garantir la sécurité et le plaisir de chacun. Car comment peut-on jouer à un jeu dont on ne connaît pas les règles ?